Historiquement, le Rite Opératif de Salomon appartient à la famille de rites dits « français » et donc « modernes ». L'initié entre dans le Temple pied droit en avant et trouve, à son entrée la colonne J des apprentis à main gauche et la colonne B des compagnons à main droite.

L'autel des serments porte les trois « bijoux immobiles » : Volume de la Loi sacré, équerre et compas. Les trois « petites lumières » sont, selon l'usage de cette famille de rites, le Soleil, la Lune et le Vénérable Maître d'Oeuvre.

La Loge ouvre « à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers » (GADLU) mais également « à la réalisation du Grand Oeuvre ». Ce complément de phrase introduit dans la symbolique des constructeurs celle de l'alchimie. La symbolique de l'alchimie renvoie à l'amélioration de l'impétrant qui entre « vil plomb » dans le Temple le jour de son initiation et part à la recherche de l'or qui est en lui.

Le GADLU est très explicitement présenté comme un symbole. Il relie tous les francs-maçons dans une idée de perfection. Comme l'enseigne le rituel dès les travaux de « galerie » : « il est le symbole essentiel, compréhensible à tous, par lequel la franc-maçonnerie affirme le dimension spirituelle de la vie ».

Bien qu'il appartienne sans discussion à la famille des Rites dits « français », le Rite Opératif de Salomon emprunte des éléments au RER, aux Rites anglais...

Ce n'est pas pour autant un rite de synthèse ou une sorte de syncrétisme, mais une véritable « recomposition » de la tradition. A ce titre, le travail effectué sur les rituels relève plus d'une œuvre écrite, d'un travail littéraire, que d'un copier-coller savant d'oeuvres antérieures. Comme a pu l'écrire Marc de Jode : « c'est un manteau d'Arlequin dont on ne perçoit plus les coutures ». (Dictionnaire Universel de la Franc-maçonnerie – éditions Larousse)

Par leur histoire, l'OITAR et le ROS se placent délibérément du côté d'une franc-maçonnerie adogmatique et « libérative ». Le terme « libératif », plutôt que libertaire, qui fut associé un temps à un rite né aux alentours des années 1968, indique que le but de la franc-maçonnerie est d'aider femmes et hommes à se tenir « debout ». Prêts à accomplir leurs devoirs familiaux, professionnels, citoyens, ... en toute connaissance et en toute lucidité.

La franc-maçonnerie vise à la libération de l'être, la libération de ses potentiels cachés, la découverte de sa propre parole. Elle lutte contre les préjugés et les aprioris. Elle n'est à aucun moment une démarche égoïste.

Dès la cérémonie d'initiation le ROS établit ses grands principes de « Liberté, Equité, Amitié ». Il prône le « développement individuel et l'amélioration collective ». Il dénonce les trois obscurantismes qui pervertissent les rapports humains : l'ignorance, l'hypocrisie et le fanatisme.