L'Ordre

L'OITAR, Ordre Initiatique et Traditionnel de l'Art Royal naît en 1974 dans le but avoué de faire vivre un Rite nouveau : le Rite Opératif de Salomon.

Ce Rite a été d'abord élaboré au sein du GODF (Grand Orient de France), dont la permissivité autorise toutes les recherches. Jacques de La Personne, grand Orateur Adjoint au GODF en 1970-1971 et responsable pour un temps de la « commission des Rituels » est à la fois l'initiateur et le moteur principal de cette recherche. Cette recherche n'est pas isolée. Elle est menée en parallèle avec d'autres travaux sur le Rite français comme ceux du F René Guilly.

Cette recherche part de la pratique de Jacques d'un Rite français qui, selon lui, s'est appauvri au cours des années. L'idée de redonner une place importante à la « quête spirituelle » s'impose à lui.

Après plusieurs noms (Rite moderne de tradition rétablie, Rite Universel, etc.), l'image de Salomon et la notion d'opérativité (en référence au compagnonnage) aboutissent au nom de « Rite Opératif de Salomon » et de là aux « Justes et parfaites Loges de Salomon ».

Neuf frères, conduits par Jacques de La Personne, créent le 20 janvier 1974 la Loge « les Fondateurs n°1 » qui deviendra la mère-loge de l'OITAR.

D'emblée l'OITAR se structure comme un ordre international comme peut l'être le « Droit Humain ». De fait il existe actuellement quatre structures hors de France. Une Loge à Madagascar, une Loge et un Triangle au Canada, un Triangle en Belgique.

Le Rite

Le Rite Opératif de Salomon n'est pas pratiqué uniquement à l'OITAR. La Loge « les Hommes », fondée au GODF par Jacques de La Personne, pour tester ces nouveaux rituels, est toujours en activité.

La version pratiquée au GODF est néanmoins assez différente de la version pratiquée à l'OITAR. Les dix années passées par Jaques de La Personne et l'équipe fondatrice (citons notamment Daniel Beresniak et Daniel Ribes) ont parfait la démarche. Le corps de rituels s'est précisé, a été amendé à plusieurs reprises.

Le « work in progress » s'est définitivement stabilisé à la fin de l'année 1978 pour ce qui est des degrés « bleus » et durant les années 90 pour les degrés « de Perfection ».

Si d'autres Loges au sein du GODF travaillent au ROS, il existe également des Loges, qui rattachées un temps à l'OITAR ou créées par l'Ordre, ont fait le choix de devenir « Loges libres ».

Par exemple en Belgique où deux Loges pratiquent un Rite proche du ROS tout en appartenant à la structure Lithos. Ces Loges n'ont aujourd'hui aucun rapport ni avec l'OITAR, ni avec son Suprême Conseil Universel (SCU).

Indubitablement, le ROS est lié à l'histoire de l'OITAR. Outre Jacques de la Personne, véritable penseur et rédacteur des trois premiers degrés, les deux autres frères qui ont apporté leur contribution au Rite : les frères Daniel Ribes et Daniel Beresniak ont tous deux été membres de l'OITAR et membres de son Suprême Conseil. Le système de « grades de Perfection » en 6 degrés est également l'oeuvre de frères et des sœurs initiés à l'OITAR et membres de son Suprême Conseil.

Tous les FF et SS qui ont oeuvré à l'écriture de ces rituels possédaient par ailleurs les plus hauts degrés maçonniques : 33ème REAA, CBCS, etc.

La force du ROS au sein de l'OITAR vient de la cohérence de ses textes. Mono-rite, l'OITAR dispose de textes administratifs (livre coutumier, statuts des Fondateurs, usages d'une Loge de Salomon, etc.) écrits de la même main et avec la même logique que les rituels « initiatiques ». Cette disposition est rare dans la franc-maçonnerie, suffisamment pour être soulignée avec force. D'une certaine manière, l'OITAR, en tant que structure, a été pensée et réalisée dans l'unique but de faire vivre au mieux le ROS.